L'anorexie, on la pensait réservée aux filles, mais non. Les anglais ont même trouvé un joli nom pour décrire l'anorexie masculine : la
manorexie.
Loin d'être aussi marginale qu'on ne le pensait au départ et sans la confondre avec la maigreur temporaire possible chez certains jeunes hommes encore en pleine croissance, on la sous estime certainement car poser un diagnostique dessus reste très délicat.
Elle apparait plus tard que chez les filles en règle générale (vers 15-25 ans) et vers la quarantaine (crise existentielle ?). Elle n'en fait pas moins de dégats.
Les garçons concernés sont malades et sont obnubilés par leur masse musculaire qu'ils veulent non pas faire croitre, mais rendre plus apparente. C'est la chasse au moindre point de graisse, une remise au sport intensive...
Bref, nos hommes épargnés un temps par les diktats d'une certaine mode se sont faire rattraper et n'ont pas été de taille à résister au rouleau compresseur. L'apparence, les mentalités, la pression sociale est forte pour eux également.
Pour autant faut-il mettre sa santé en danger ? Facile à dire car la manorexie est une véritable maladie, comme l'anorexie, pas seulement un effet de mode, mais cela se transforme en fait de société.